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Gonflement de la cheville : comprendre et traiter l'œdème efficacement

Découvrez les causes du gonflement de la cheville et les meilleures solutions pour le soulager rapidement en 2026.

8 juin 202620 min de lecture
Gonflement de la cheville : causes et solutions

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Qu'est-ce que l'œdème périphérique ?

Vous rentrez du travail et vos chaussures vous serrent soudainement. Vos chevilles ont gonflé au cours de la journée, vos jambes vous semblent lourdes, et vous vous demandez si c'est grave. Ce gonflement des chevilles touche des millions de personnes chaque année, surtout en fin de journée ou quand il fait chaud. La bonne nouvelle : dans la majorité des cas, il s'agit d'une accumulation de liquide qui disparaît avec les bons réflexes.

Le gonflement des chevilles, appelé aussi œdème périphérique, est rarement une urgence. C'est davantage un signal que votre corps vous envoie pour dire que quelque chose mérite votre attention : mauvaise circulation veineuse, position assise trop longue, alimentation trop salée, ou parfois un problème circulatoire plus profond. Ce guide vous permettra de comprendre ce qui se passe réellement dans vos chevilles, de reconnaître les situations qui nécessitent une consultation médicale, et surtout, d'agir au quotidien pour retrouver des chevilles fines et légères.

Symptôme Cause probable Urgence
Gonflement fin de journée, sans douleur Mauvaise circulation, rétention d'eau Basse
Gonflement + douleur + rougeur Entorse, fracture, infection Moyenne
Gonflement + fatigue + essoufflement Problème cardiaque, rénal Haute
Gonflement d'un seul côté + chaleur Phlébite, thrombose Très haute

À retenir

Un gonflement des chevilles qui apparaît régulièrement en fin de journée, sans douleur, n'est généralement pas un signe d'alerte grave. En revanche, si le gonflement s'accompagne de douleur, de rougeur, d'une chaleur locale, d'une asymétrie (un seul côté), ou de symptômes généraux comme la fatigue ou l'essoufflement, une consultation médicale devient nécessaire. Dans tous les cas en 2026, il existe des solutions simples et efficaces pour retrouver des chevilles normales.

Qu'est-ce qu'un gonflement de la cheville et quand s'inquiéter ?

Œdème périphérique : définition et symptômes associés

Quand on parle de gonflement de la cheville, on décrit en réalité l'accumulation de liquide (plasma sanguin et lymphe) dans les espaces entre les cellules des tissus situés autour de la cheville et du pied. Ce phénomène s'appelle œdème périphérique. Ce n'est pas une maladie en soi, mais un signal que votre corps envoie.

Imaginez votre système circulatoire comme un réseau de routes : quand une route se congestionne ou que les véhicules roulent trop lentement, certains finissent par s'accumuler sur les bas-côtés. C'est exactement ce qui se passe dans vos chevilles. Le liquide qui devrait circuler normalement stagne, s'accumule, et provoque ce gonflement visible.

Vous reconnaîtrez un gonflement de cheville typique à ces signes : vos chaussures deviennent trop serrées, la malléole (cette petite saillie osseuse de chaque côté de la cheville) s'efface, la peau devient luisante et légèrement tendue, et il reste une marque blanche quand vous appuyez avec le doigt. Vous pouvez aussi ressentir une sensation de lourdeur, de tension, ou cette désagréable impression que vos jambes ne vous "appartiennent" plus vraiment.

Les signaux d'alerte qui nécessitent une consultation médicale

Vous devez consulter rapidement si votre gonflement s'accompagne d'une douleur persistante, surtout si cette douleur augmente quand vous touchez la zone, marchez, ou mettez du poids sur le pied. Une rougeur locale, une chaleur palpable, ou une sensation de durcissement de la peau sont aussi des signes à prendre au sérieux : cela peut indiquer une infection ou une inflammation.

Soyez attentif également si le gonflement n'affecte qu'une seule cheville et pas l'autre. L'asymétrie est toujours un signal que quelque chose d'asymétrique se passe dans votre circulation, et cela mérite d'être examiné. Même chose si le gonflement a duré plus de quelques jours malgré vos efforts pour le réduire (repos, surélévation, contention).

Enfin, si votre gonflement des chevilles s'accompagne de symptômes généraux comme une fatigue inexpliquée, un essoufflement anormal à l'effort, une prise de poids rapide, ou des difficultés à respirer la nuit, consultez rapidement. Ces combinaisons de symptômes peuvent indiquer que votre cœur, vos reins ou votre foie ont besoin d'attention. Allez directement aux urgences si vous constatez un gonflement brutal accompagné de difficultés respiratoires, d'une douleur thoracique, ou d'une asymétrie très marquée.

Quelles sont les principales causes du gonflement de la cheville ?

Problèmes circulatoires et veineuses

La cause la plus fréquente de gonflement de chevilles demeure un problème de circulation veineuse. Vos veines sont chargées de ramener le sang du bas de votre corps vers le cœur, ce qui n'est pas simple puisqu'elles doivent lutter contre la gravité. Pour faciliter ce retour, vos muscles des mollets se contractent quand vous marchez, créant une sorte de "pompe" qui propulse le sang vers le haut.

Quand vous restez assis ou debout sans bouger pendant des heures (travail de bureau, voyage en avion, hospitalisation), cette pompe s'arrête de fonctionner. Le sang s'accumule dans les veines des jambes, la pression augmente, et le liquide s'échappe dans les tissus environnants. C'est pourquoi beaucoup de personnes gonflent des chevilles en fin de journée : après 8 heures assises à un bureau, c'est normal que l'œdème apparaisse.

L'insuffisance veineuse chronique, quant à elle, est une situation où les valves des veines se sont affaiblies avec le temps (âge, antécédents familiaux, surpoids) et ne ferment plus correctement. Le sang a tendance à reculer, l'accumulation devient permanente, et le gonflement se répète chaque jour. Les femmes sont plus touchées que les hommes, surtout après la quarantaine.

Il existe aussi la phlébite superficielle (inflammation des veines sous la peau) et la thrombose veineuse profonde (caillot dans une veine profonde), qui provoquent un gonflement asymétrique, douloureux et accompagné de chaleur. Ces situations exigent une prise en charge médicale rapide.

Traumatismes, entorses et infections

Une cheville gonflée suite à un traumatisme (chute, torsion en marchant, coup direct) est généralement due à une entorse ou une fracture. Le gonflement apparaît rapidement, peut être très prononcé, et s'accompagne presque toujours d'une douleur importante. Le ligament ou l'os lésé provoque une inflammation locale qui attire du liquide dans la zone, d'où ce gonflement.

Quand une entorse a lieu, les ligaments se distendent ou se déchirent légèrement. Votre corps répond immédiatement en envoyant des cellules inflammatoires et du liquide pour réparer, d'où le gonflement et la douleur. C'est un processus naturel de guérison, mais l'œdème peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines selon la gravité.

Les infections de la cheville ou du pied (cellulite, abcès, ongle incarné infecté) produisent également un gonflement, généralement accompagné de rougeur, de chaleur et parfois de pus. Si vous avez une petite plaie qui s'est infectée, ou si vous avez marché pieds nus dans un environnement sale, une infection peut rapidement s'installer. Ce type de gonflement requiert une consultation médicale et souvent un traitement antibiotique.

Causes systémiques : cœur, foie, reins et thyroïde

L'insuffisance cardiaque congestive provoque un gonflement des chevilles parce que le cœur n'arrive plus à pomper efficacement le sang. Le liquide s'accumule alors dans les poumons (d'où l'essoufflement) et dans les tissus périphériques (d'où les chevilles gonflées). C'est souvent bilatéral (deux côtés) et s'accompagne d'une fatigue, d'une prise de poids rapide, et d'une dyspnée (essoufflement) à l'effort ou la nuit.

Les maladies rénales peuvent aussi causer un gonflement car les reins régulent l'équilibre hydro-électrolytique. Quand ils dysfonctionnent, le corps retient excessivement le sodium et l'eau, ce qui provoque un œdème périphérique. Ce gonflement s'accompagne souvent d'une urine mousseuse, d'une prise de poids, et d'une hypertension artérielle.

Les maladies du foie (cirrhose, hépatite) créent également des chevilles gonflées parce que le foie fabrique l'albumine, une protéine essentielle pour retenir le liquide dans les vaisseaux. Quand la production d'albumine diminue, le liquide "fuit" dans les tissus. Un gonflement lié au foie s'accompagne souvent d'une ascite (gonflement du ventre), d'une jaunisse, et d'une sensation d'inconfort abdominal.

Enfin, l'hypothyroïdie (ralentissement de la thyroïde) ralentit le métabolisme et peut causer un gonflement plus diffus, y compris aux chevilles. C'est un œdème généralement moins prononcé que dans les cas cardiaques ou rénaux, mais qui persiste et s'accompagne d'une prise de poids, d'une fatigue intense, et d'une sensation de froid constant.

Comment diagnostiquer la cause du gonflement ?

Examen clinique et questions à poser au médecin

Quand vous consultez un médecin pour vos chevilles gonflées en 2026, il commencera par vous poser des questions simples mais révélatrices. Depuis quand le gonflement a-t-il commencé ? Est-il constant ou apparaît-il seulement certains jours ? Affecte-t-il les deux chevilles ou une seule ? La douleur est-elle présente ? Avez-vous récemment voyagé en avion, été immobilisé, ou subi un traumatisme ?

Le médecin vous questionnera aussi sur votre mode de vie : avez-vous un travail sédentaire, passez-vous beaucoup de temps debout, consommez-vous beaucoup de sel ? Il s'intéressera à vos antécédents : problèmes cardiaques, rénaux, hépatiques dans la famille ? Vous prenez des médicaments (certains corticostéroïdes, antihistaminiques ou bloqueurs de calcium peuvent causer un gonflement des chevilles) ? Avez-vous des symptômes associés : fatigue, essoufflement, changement de poids ?

Ensuite, il examinera vos chevilles. Il tâtera la zone pour sentir la température, appuiera sur la peau pour vérifier si l'empreinte persiste (signe d'un œdème franc), mesurera la circumférence des deux chevilles pour comparer, et cherchera des signes de rougeur, de varices, ou d'asymétrie. Cette simple palpation donne déjà beaucoup d'informations.

Examens complémentaires : échographie, IRM et analyses biologiques

Si le médecin juge que le gonflement mérite une investigation plus approfondie, il prescrira d'abord une prise de sang. Un bilan rénal permettra de vérifier si vos reins fonctionnent bien (créatinine, urée, protéinurie), un bilan hépatique examinera votre foie (transaminases, albumine), et un électrolyte sanguin mesurera votre sodium et potassium.

Une échographie veineuse des jambes est l'examen standard pour explorer les veines. Elle permet de détecter une insuffisance veineuse, une phlébite, ou un caillot (thrombose). C'est non-invasif, rapide, et très fiable. Si le médecin soupçonne un problème cardiaque, il prescrira un électrocardiogramme (ECG) ou une échocardiographie.

Une IRM est rarement nécessaire pour un simple gonflement de cheville, sauf s'il y a une suspicion de lésion ligamentaire, tendineuse, ou osseuse suite à un traumatisme. Un scanner peut être prescrit en cas de suspicion de fracture non visible sur une radiographie classique.

Les analyses d'urine peuvent révéler une protéinurie (présence anormale de protéines), signe d'une maladie rénale. Enfin, une radiographie du thorax peut être demandée si le médecin craint une insuffisance cardiaque congestive.

Gonflement de la cheville : quel traitement selon la cause ?

Mesures immédiates et auto-soins à domicile

La première action à entreprendre pour soulager un gonflement de cheville bénin : surélever vos jambes régulièrement. Quand vous êtes allongé, placez un coussin ou un repose-pieds sous vos chevilles de manière que vos pieds soient au-dessus du niveau de votre cœur. Cela aide la gravité à ramener le liquide depuis les chevilles vers la circulation centrale. Pratiquez cette surélévation au moins 2 à 3 fois par jour, chaque fois pendant 15 à 20 minutes.

Bougez régulièrement et marchez lentement. La contraction de vos muscles mollets fonctionne comme une pompe qui propulse le sang vers le haut. Si vous avez un travail sédentaire, levez-vous toutes les heures et faites quelques pas. Quand vous êtes assis, ne croisez pas les jambes (cela comprime les veines) et évitez de laisser vos pieds pendre sans support.

Appliquez du froid sur vos chevilles pendant 10 à 15 minutes, plusieurs fois par jour. Le froid resserre les vaisseaux et réduit l'inflammation. Une compresse froide, un glaçon enveloppé dans un chiffon, ou même une serviette fraîche suffisent. Évitez le contact direct de la glace sur la peau pour ne pas provoquer une brûlure froide.

Réduisez votre consommation de sodium (sel) pendant quelques jours ou semaines. L'excès de sel retient l'eau dans votre corps, ce qui aggrave le gonflement. Cuisinez plutôt à la maison avec peu d'ajout de sel, et évitez les plats préparés, les conserves et les snacks salés. Augmentez votre consommation d'eau : boire régulièrement aide vos reins à éliminer l'excès de sodium.

Portez des chaussures confortables et souples. Les talons hauts, les chaussures trop serrées, ou les chaussures rigides compriment la cheville et aggravent le gonflement. Optez pour des chaussures de sport ou des chaussures de ville avec un bon soutien, un talon bas, et suffisamment d'espace pour que vos pieds respirent.

Traitements médicamenteux et interventions spécialisées

Si le gonflement persiste malgré les mesures de base, votre médecin peut prescrire un diurétique léger. Ce médicament augmente l'élimination de l'eau par les reins. Cependant, les diurétiques ne sont prescrits que s'il existe une vraie raison médicale (insuffisance cardiaque, maladie rénale), pas simplement pour "dégonfler" des chevilles. Un diurétique utilisé inutilement peut causer une déshydratation ou un déséquilibre électrolytique.

Pour un gonflement dû à une insuffisance veineuse chronique, certains médecins recommandent des veinotoniques (diosmine, hespéridine) qui renforcent les parois veineuses. Leur efficacité est modérée mais bien tolérée. D'autres options incluent les anticoagulants légers (bas dose d'aspirine) si le risque thrombotique est avéré.

Si le gonflement est consécutif à une entorse ou une fracture, le traitement classique est le repos, la glaçage, la compression et la surélévation (protocole RICE). Une immobilisation temporaire (attelle, botte) peut être nécessaire. Une séance de kinésithérapie aide à récupérer progressivement la mobilité et la force.

Pour une infection (cellulite, abcès), un traitement antibiotique oral ou intraveineux sera prescrit selon la sévérité. Un gonflement dû à une insuffisance cardiaque, rénale ou hépatique requiert un traitement de la maladie sous-jacente (diurétiques, ACE-inhibiteurs pour le cœur, surveillance protéinurique pour les reins, etc.).

Contention veineuse et remèdes naturels

Le port de bas ou de chaussettes de compression est l'un des meilleurs outils pour réduire un gonflement chronique des chevilles. Ces bas appliquent une pression graduée qui aide le sang à remonter contre la gravité. Vous en trouverez en pharmacie en plusieurs niveaux de compression (légère, modérée, forte). Portez-les le jour et enlevez-les la nuit. Ils sont particulièrement efficaces chez les personnes souffrant d'insuffisance veineuse chronique ou ayant un travail sédentaire.

Certains remèdes naturels aident à soulager l'inflammation : l'infusion de gingembre et de curcuma possède des propriétés anti-inflammatoires modérées. Une tisane de queue de cheval aide à l'élimination des liquides. L'arnica en compresse froide aide aussi à réduire l'inflammation suite à un traumatisme. Cependant, ces remèdes ne remplacent pas un diagnostic et un traitement adapté si le problème est sérieux.

Le massage des mollets, pratiqué quotidiennement, favorise la circulation veineuse. Massez doucement en remontant du talon vers le genou, en utilisant la paume de votre main avec des mouvements réguliers. Un auto-massage quotidien de 10 minutes peut faire la différence sur plusieurs semaines.

Cas particuliers : grossesse, seniors et problèmes cardiaques

Chevilles gonflées pendant la grossesse

Le gonflement des chevilles est extrêmement courant pendant la grossesse, surtout au troisième trimestre. Plusieurs facteurs en sont responsables : votre utérus qui grandit comprime les veines de votre bassin, limitant le retour veineux des jambes ; vos hormones (la progestérone) détendent les parois veineuses et favorisent la rétention d'eau ; et enfin, votre volume sanguin augmente de 30 à 50%, ce qui charge davantage votre système circulatoire.

Dans la plupart des cas, ce gonflement est bénin et disparaît après l'accouchement. Cependant, il faut rester vigilante. Si le gonflement apparaît soudainement, est très asymétrique, s'accompagne d'une douleur unilatérale, ou de symptômes comme des maux de tête, des troubles visuels, ou une hypertension artérielle, il faut consulter immédiatement. Ces signes peuvent indiquer une prééclampsie, une complication grave de la grossesse.

Pour soulager un gonflement de cheville en grossesse : surélevez régulièrement vos jambes, restez bien hydratée, marchez chaque jour, portez des chaussures confortables et plates, et envisagez des bas de compression spécialisés pour la grossesse. Limitez le sodium mais ne réduisez pas drastiquement votre consommation d'eau. Dormez sur votre côté gauche pour favoriser la circulation. La natation ou l'aquagym sont excellentes pour délester vos articulations de votre poids et favoriser la circulation.

Gonflement des chevilles chez la personne âgée

Chez les seniors, le gonflement des chevilles est très fréquent en raison de plusieurs facteurs liés à l'âge. L'insuffisance veineuse chronique devient progressivement plus importante, les muscles des mollets s'affaiblissent (réduisant l'effet de pompe), la mobilité globale diminue (plus de position assise prolongée), et l'absorption intestinale des protéines peut diminuer (albumine plus basse).

Chez les personnes de plus de 70 ans, un gonflement des chevilles peut aussi être le signe d'une insuffisance cardiaque latente. C'est pourquoi un médecin examinera toujours une personne âgée avec des chevilles gonflées en cherchant des signes d'insuffisance cardiaque. Un gonflement asymétrique chez un senior doit aussi faire évoquer une phlébite ou une insuffisance veineuse localisée.

Pour une personne âgée, l'approche repose sur la mobilité maximale (marche, exercices simples), l'utilisation systématique de bas de compression, la gestion du poids, et la surveillance de la prise de médicaments (certains antihypertenseurs ou corticostéroïdes favorisent l'œdème). Si la personne a une mobilité réduite ou est alitée, un masseur-kinésithérapeute peut prescrire des exercices de mobilisation des chevilles et des mollets.

Gonflement de la cheville comme signe d'insuffisance cardiaque

L'insuffisance cardiaque congestive provoque un gonflement bilatéral des chevilles (les deux côtés), généralement plus marqué le soir et chez les personnes qui restent debout longtemps. C'est parce que le cœur n'arrive plus à pomper assez efficacement le sang, provoquant une accumulation en aval : dans les poumons (d'où l'essoufflement), dans les jambes et le bassin (d'où l'œdème), et dans l'abdomen (ascite).

Les signes d'alerte d'une insuffisance cardiaque associée au gonflement des chevilles comprennent : une fatigue disproportionnée (vous vous fatiguez très vite), un essoufflement à l'effort ou même au repos, une prise de poids rapide sur quelques jours (plus d'un kilo par jour suggère une rétention hydrique importante), des difficultés à respirer la nuit ou en position allongée, un besoin fréquent d'uriner la nuit, ou une sensation de palpitations.

Si vous constatez une combinaison de ces symptômes avec un gonflement des chevilles, contactez rapidement un cardiologue. L'insuffisance cardiaque se traite bien en 2026, mais elle requiert un traitement au long cours (bêta-bloquants, ACE-inhibiteurs, diurétiques) et une surveillance régulière. Plus le diagnostic est précoce, mieux c'est.

Comment prévenir le gonflement de la cheville au quotidien ?

Hygiène de vie, exercice et alimentation

La prévention commence par le mouvement. Votre système circulatoire n'aime rien tant que l'immobilité. Si vous travaillez assis, programmez-vous des alarmes pour vous lever toutes les 60 minutes. Faites quelques pas, montez et descendez les escaliers, ou simplement contractez et relâchez vos muscles des mollets plusieurs fois. Cet effort musculaire actionne votre "pompe" veineuse et aide le sang à circuler.

L'exercice régulier de faible impact est excellent : la marche quotidienne (30 minutes à allure modérée), la natation, le vélo stationnaire, ou même les exercices d'aquagym tonifient vos mollets, maintiennent votre poids stable, et améliorent la circulation globale. Vous n'avez pas besoin d'exercice violent ; la régularité compte bien plus que l'intensité.

Sur le plan alimentaire, limitez votre apport en sodium. La plupart des gens consomment 2 à 3 fois la quantité recommandée de sel à cause des aliments transformés. Cuisinez à la maison quand vous pouvez, utilisez peu de sel de table, et lisez les étiquettes des produits transformés. En parallèle, assurez-vous une bonne hydratation. Boire régulièrement (au moins 1,5 à 2 litres d'eau par jour) aide vos reins à filtrer et à maintenir un bon équilibre hydro-électrolytique.

Augmentez votre apport en protéines et en aliments riches en fibres. Une carence en protéines réduit votre taux d'albumine, ce qui favorise la fuite de liquide dans les tissus. Les proteines maigres (poisson, œufs, légumineuses) et les aliments riches en vitamine C et en bioflavonoïdes (agrumes, baies, poivron) aident à renforcer les parois veineuses.

Maintenez un poids stable. L'excès de poids place un stress mécanique supplémentaire sur vos veines et entrave la circulation. Même une perte de poids modérée (5 à 10% de votre poids actuel) peut réduire significativement le gonflement des chevilles chez les personnes en surpoids.

Vêtements, chaussures et positionnement du corps

Vos vêtements jouent un rôle souvent sous-estimé. Évitez les pantalons, les bas, ou les ceintures très serrés qui compriment la région inguinale (l'aine) ou la taille. Cette compression limite le retour veineux des jambes. Préférez des vêtements amples et confortables qui ne gênent pas la circulation.

Pour vos chaussures, bannissez les talons hauts et les chaussures rigides. Un talon élevé raccourcit vos muscles des mollets et les empêche de se contracter efficacement. Optez pour des chaussures basses avec un bon soutien de l'arche plantaire. Les chaussures de sport bien aérées sont parfaites pour la vie quotidienne. En hiver, veillez à ce que vos chaussures ne soient pas trop serrées ; si vos pieds sont froids, portez des chaussettes de qualité plutôt que de serrer vos chaussures.

Le positionnement de votre corps, surtout la nuit ou pendant le repos, compte. Quand vous vous allongez, placez un coussin ou un repose-pieds sous vos jambes (pas sous vos genoux uniquement, mais tout le long des jambes) pour que vos chevilles et pieds soient surélevés de 15 à 20 centimètres au-dessus du cœur. Cette position favorise naturellement le retour veineux.

Pendant la journée, si vous êtes assis, ne croisez pas les jambes et placez vos pieds à plat sur le sol ou sur un repose-pieds. L'alternance régulière entre position assise, debout et allongée tout au long de la journée prévient l'accumulation prolongée de liquide dans une zone.

Enfin, prenez soin de votre sommeil et de votre gestion du stress. Un sommeil insuffisant perturbe vos hormones de régulation hydrique, et un stress chronique augmente l'inflammation générale de votre corps. Visez 7 à 9 heures de sommeil et pratiquez chaque jour une activité relaxante : respiration profonde, méditation simple, marche lente en nature, ou yoga doux.

Conclusion

Un gonflement des chevilles ne doit pas vous alarmer d'emblée, mais il mérite votre attention. Dans 90% des cas, il s'agit simplement d'une accumulation de liquide due à une mauvaise circulation, une position immobile prolongée, un excès de sel, ou un vêtement trop serré. Ces gonflements bénins disparaissent avec les mesures simples : surélévation, mouvement, bas de compression, et ajustements du mode de vie.

En revanche, si votre gonflement persiste, s'accompagne de douleur, de rougeur, d'asymétrie, ou de symptômes généraux (fatigue, essoufflement, prise de poids rapide), consultez un médecin. Lui seul peut déterminer si vous êtes face à une insuffisance veineuse chronique, un problème cardiaque, rénal, ou hépatique. En 2026, nous disposons d'excellents outils diagnostiques (échographie, bilan sanguin) pour identifier la cause rapidement.

Le gonflement des chevilles est un appel de votre corps à bouger plus, à manger mieux, et à prendre soin de votre circulation. Écoutez ce signal, agissez progressivement, et vous retrouverez rapidement des chevilles fines, légères, et sans ce sentiment désagréable de jambes "mortes". La régularité dans les petits gestes quotidiens (marche, surélévation, hydratation) change vraiment les choses après quelques semaines.

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